A PROPOS

A PROPOS DE LA BOUTIQUE JAMAIS VULGAIRE

Je m’appelle Valéry: je suis le fondateur de JamaisVulgaire, un blog de mode masculine qui donne des conseils pour mieux s’habiller pour moins cher.
Mais je suis aussi métisse khmer, et j’ai eu l’occasion de revenir au Cambodge pour la première fois en été 2011.

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Retour aux sources #Gulliver

Dès lors, il était devenu évident qu’il fallait que je marie ma passion pour les vêtements de qualité avec tout ce que le Cambodge a à offrir.  C’est ce que je vous propose à travers ce site.

 

Lorsqu’on pense au Cambodge, on fait généralement une association d’idée malheureuse avec l’Inde ou le Bangladesh: “mauvaises conditions de travail” et “qualité douteuse” sont alors les premiers mots qui nous viennent à l’esprit.

Et dans les trois quart des cas, vous n’aurez malheureusement pas tort. J’ai moi même très souvent été témoins des manifestations d’ouvrières du textile qui réclamaient l’augmentation du salaire minimum et qui supportaient un rythme de travail draconien.
Ca, c’est le cas pour H&M, Zara et autre.

 

Une manifestation ordinaire un matin de semaine en bas de chez moi

Et pourtant, le Cambodge gagne largement à être connu, notamment à travers son artisanat et sa créativité formidable. 

 

L’artisanat au Cambodge

 

On connait aussi le Cambodge pour ses fameux kramas: peut-être en avez-vous acheté un en France. Il vous aura coûté entre 20 et 30 euros, et la qualité aura été satisfaisante.
Mais savez-vous que ce genre de produits s’achète au maximum 5 dollars là-bas ? (et je parle pour les kramas d’excellente qualité, les autres tournent sinon entre 1 et 2 dollars).

Des marges gonflées: une démarche louable mais des produits de qualité médiocre

C’est un peu le problème: on connaît aussi le Cambodge pour ce genre de produits, acheté localement à un prix ridicule, et revendu à un prix élevé (surtout à un public parisien): on misera davantage sur le caractère lointain et exotique du krama.  Au final, au regard du prix versé, vous ne vous y retrouvez pas du tout sur la qualité du produit.
La marge sert notamment à financer les ONG locales: celles-ci comme PSE font un travail remarquable pour l’éducation.
Le reste sert pour ces entreprises à financer le développement du site et les agences de presse pour faire parler d’elles.

L’ensemble de cette démarche est très louable pour le Cambodge, mais la qualité du produit final est insuffisante par rapport à ce que vous avez payé.
(en plus de ça, la plupart de ces marques passent par des distributeurs pour leurs kramas, ce qui fait exploser encore plus les marges)

N’oublions pas non plus que d’autres ONG ont une utilité bien plus douteuse:une ONG a récemment levé 50000 dollars pour faire des bijoux à partir d’anciennes mines antipersonnelles.

Et si on avait plutôt utilisé cet argent pour qu’une cinquantaine de fermiers cambodgiens s’achètent chacun un tracteur ?
Ce cas de figure est très malsain sur la durée: on valorise un business model basé non pas sur la qualité des produits, mais plutôt sur les besoins de ceux qui les fabriquent.

Et ça ne peut pas vraiment durer dans le temps.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à visiter l’excellent blog Vivre Au Cambodge, pour un regard drôle et critique sur l’expatriation au Cambodge.

Le vrai savoir-faire khmer

Le Cambodge ne se résume pas qu’aux krama, et peut aussi montrer le meilleur de son savoir-faire à travers la soie sauvage, une ressource naturelle d’excellente qualité. La matière est unique, et les techniques de confection sont précises et efficaces, tout en gardant la tradition du fait main.
Les teintures naturelles (notamment en noix de coco) sont aussi un formidable exemple, mais elles sont malheureusement de plus en plus rares à cause de la déforestation massive et des trafics d’arbre.

Les écharpes que je vous présente sur ce site s’achètent au Cambodge entre 5 et 20 fois plus cher qu’un krama classique, mais ne sont vendues ici que pour quelques euros de plus.

Pourquoi sont-ils moins chers ici ?

ils sont distribués en direct: pas besoin de passer par un distributeur qui prendra sa marge et fera gonfler les prix
peu de frais marketing: la communauté Jamais Vulgaire grossit chaque jour, pas besoin donc de frais extravagants dépensés en communication et en agence de presse
pas de frais de création et de gestion du site: Forcément, quand on dépense 10000 euros pour avoir un e-commerce, on cherche à rentabiliser. J’ai réalisé ce site moi-même en quelque jours pour vous proposer une plate-forme simple et fonctionnelle.
Seul inconvénient: pour vous garantir des délais de livraison rapide, avoir un maximum de souplesse et des prix corrects, ils seront à chaque fois distribués en quantités limitées. 

 

Les t-shirts JamaisVulgaire: un digne hommage à la créativité khmère

 

L’offre de tee-shirts graphiques se limite trop souvent à des tee-shirts haut-de-gamme à l’esthétique obscure, fait par un artiste hype et déjanté pour le public des fashion week (bonjour Marcello Burlon)

Ou alors on peut avoir des imprimés intéressants, mais floqués à la va-vite ou imprimés dans des couleurs fades sur des tee-shirts cheaps.

La peinture khmère

Il s’agit d’un art très accessible, dont on peut apprécier tout de suite les qualités esthétiques. Les peintures sont réalisées à l’huile, pour des nuances de couleurs difficiles à retrouver ailleurs. Les techniques sont locales et méticuleuses, et se transmettent de générations en générations.

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Le peintre Sopheap Keo, auteur de nombreuses peintures disponibles sur ce site

Simples et colorées, les peintures décrivent avec le même éclat à la fois les scènes les plus majestueuses (les éléphants aux temples d’Angkor) que les scènes plus communes de la vie quotidienne dans les rizières.

On trouve déjà des t-shirts imprimés avec ces motifs dans les marchés:
– ils sont mal coupés, avec des finitions approximatives et un mélange désagréable de coton et de polyester
– les motifs sont mal choisis, l’impression est fade et ne restitue pas la richesse des couleurs
Il s’agit de t-shirts jetables pour touristes.

Comment rendre hommage à ces peintures ?

Les t-shirts sont fabriqués en Asie dans de bonnes conditions (garanties par le label FairWear) avec du coton bio.

Leur coton peigné de 155 grammes leur permet d’être résistants et d’avoir un joli tombé. Pour être facilement portable l’été, sans avoir trop chaud, la coupe est ajustée, juste assez pour que les morphologies fines (comme moi) soient aussi mises en valeur.

La richesse des couleurs et des détails doit aussi être conservée: l’impression numérique choisie est de très haute qualité, elle est executée à Paris et l’intensité des couleurs rappelle presque celle de la sérigraphie.

Pour garantir à la fois des t-shirts de bonne qualité et des délais de livraison correcte, chaque collection sortira de manière éphémère et sera disponible une semaine à la commande